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NOMEANSNO
"the people's choice"
(wrong rds - 15 titres)
Que dire d'un groupe aussi incroyable que Nomeansno qui n'est pas été
dit ? Nomeansno fait partie des groupes incontournables du punk contemporain,
ce fut aussi l'un de mes groupes favoris dans les années 90. Qui
plus qu'eux a réussi à imposer un style si personnel, ce
jeu et ce son de basse si particulier ? Qui peut encore se vanter d'une
telle fraîcheur alors que les cheveux blancs ont recouvert leur
crâne depuis quelques longues années déjà ?
Qui peut se vanter d'avoir bousculé autant les codes du punk sans
se perdre ? Ah, Nomeansno ! Alors quoi de plus normal que de voir débouler,
après 20 ans de carrière, ce best of qui comme son nom l'indique
n'est autre que le choix de leur public, les titres les plus demandés
par leur fans ! Et quelle joie de se replonger dans des tubes tels que
"Sex Mad", "It's Catching Up", "the day everything
became nothing" ou "Victory" ! Ce disque ne peut que faire
plaisir aux vieux cons comme moi qui commençaient à regretter
les grandes heures de Nomeansno ; ceux qui ne comprenaient pas la linéarité
des derniers albums, loin de l'irremplaçable basse/batterie du
début... Rien à dire, Nomeansno n'a jamais été
aussi bon qu'avec les albums "Sex Mad", "Small Parts Isolated
and Destroyed", "Wrong", "The day everything became
nothing", "0+2=1" et l'excellent "Live & cluddy".
Et c'est un peu de toute cette grande époque qu'on (re)découvre
ici avec plaisir. On s'étonne juste de ne pas voir certains tubes
du groupes : l'hymne hardcore "Oh no, Bruno!", l'hilarant "No
Fcgniuk", ou "the Tower" par exemple. Ou l'une des meilleures
reprise punk existante : celle qu'ils firent de "Forward To death"
(Dead kennedy's) en version a capella sur la compilation Virus 100 ? Malheureusement,
il en manquera toujours ! Pour les amateurs des travaux plus récents
de nomeansno, cette compilation réuni aussi des titres de "Why
do they call me Mr happy" ou "The worldhood of the world…".
Bref, rien de neuf, pas d'inédits non plus, mais pour tous ceux
qui ne possèdent pas l'entière discographie du groupe et
qui ne comptent pas réparer cet affront, cette compilation reste
l'ultime sécurité avant la perte de votre âme.
[mg]
>>
voir aussi : Minutemen, Fugazi, Victims Family, Belly Button
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YAGE
"Anders Leben!?"
(8 titres - Ebullition)
Le concept de cet album repose sur une réflexion profonde et vitale:
Anders Leben!? Vivre différemment !? La présence du point
d'exclamation signale une urgence et le point d'interrogation soulève
la question. Avec l'immense indien qui fait la couverture, la photo de
Jack Nicholson et un extrait du film, "vol au-dessus d'un nid de
coucous", le chef-d'oeuvre de Milos Forman constitue la toile de
fond. Au premier plan, Yage dans toute sa splendeur musicale. Le groupe
tenait a faire quelque chose de different et nous avait promis des chansons
plus complexes et réfléchies. Pari tenu ! Dès l'ouverture,
avec le magnifique "we lost beauty" jusqu'à "save
the fear slave", les cinq allemands nous apparaissent au sommet de
leur art. Plus posé, plus émouvant et plus mélodique
que jamais, Anders Leben!? libère des bijoux de subtilité
et de maîtrise qui nous rappellent les grandes heures de groupes
comme Moss Icon et Indian Summer. De l'emo comme il ne s'en fait presque
plus… Tous les musiciens ont incroyablement progressé et
techniquement ils servent avec finesse une musique totalement en adéquation
avec les textes chantés ou parlés d'Oliver. L'homogénéité
de cet album en fait sa force. Sa richesse en fait sa beauté. Oliver,
Nikita, Stephen, Daniel et Marc sont des gens sensationnels qui ont fait
avec tripes, cervelle et électricité un album exceptionnel.
A l'heure où le groupe pense mettre bientôt un terme à
leur aventure musicale, je n'ai plus qu'une seule chose à vous
dire: votre discotheque se doit de posséder ce diamant éternel.
[chRisA] (merci a Benoist et Christophe)
>> voir aussi: Moss Icon, Yaphet
Kotto, Indian Summer
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BEAUTY
PILL "the unsustainable lifestyle"
(dischord - 12 titres)
Injustement méconnu, l'ancien groupe de Chad Clark, Smart Went
Crazy, fut l'un des groupes les plus excitants et les plus touchants sorti
chez Dischord ces dernières années… du moins, pour
tout amateur d'indie pop. Ce groupe possédait une sensibilité
et des structures hallucinantes. Quand le groupe se sépara, après
son deuxième album, nous avons observé avec intérêt
le parcours qu'allait suivre les membres. Certains fondèrent Faraquet,
très bon mathrock mais loin de la sensibilité de Smart Went
Crazy, tandis que le charismatique Chad Clark, en plus de se cacher derrière
la plupart des masterings des disques sortis chez Dischord ces dernières
années, fondait Beauty Pill avec Abrahm Goodrich (Smart Went Crazy).
Malheureusement leur premier EP fut terriblement décevant. Où
était partie la magie du principal compositeur de Smart Went Crazy
? J'aurais tendance à mettre cela sur le complexe du nouveau groupe
: ne surtout pas reproduire ce que l'on faisait avant ! Pourtant, Chad
Clark possède un tel talent pour composer des chansons douces amers,
d'une beauté ravageuse et pourtant loin de toute mièvrerie
basique, qu'il était idiot de ne pas continuer dans cette voie.
C'est ce que semble avoir compris la nouvelle formation, avec l'arrivée
de Ryan Nelson (Most Secret Method), de Basla Doucette (Del Celio) et
de Rachel Burke (Bald Rapunzel). Résultat, Beauty Pill sort enfin
un album digne de ce nom, un album merveilleux ! Tous les fans de Smart
Went Crazy peuvent courir acheter ce disque ! A quelques détails
prêts, Chad Clark a reprit son travail là où il l'avait
laissé ! Même sensibilité, même finesse, même
complexité invisible, même échange vocale entre masculin/féminin,
même groove émotionnel, même ouverture, tout nous rappelle
les grande heures de Smart Went Crazy. Même les lignes de voix de
Rachel Burke se rapprochent de celle de Smart Went Crazy, au point qu'on
a vraiment l'impression qu'il s'agit de la même chanteuse, ce qui
n'est évidemment pas le cas. Bref, un album sublime dans lequel
on retrouve tout le touché de Chad Clark, sa voix et son style
de composition, et pour une fois l'artiste semble idéalement accompagné.
Quel bonheur ! Définitivement magique.
[mg]
>>
Voir aussi : Smart Went Crazy
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THE
FALL "The Real New Fall Lp" (Formerly "Country On The Click")
(Action Records - 12 titres)
Commençons par un petit rappel pour les non-initiés : The
Fall, groupe mythique de Manchester mené par l'inimitable Mark
E. Smith, 30 ans d'activité sans la moindre interruption (mais
avec plus de vingt changements de line-up !), une influence considérable
(pour ne citer que les plus connus : Happy Mondays, Sonic Youth, Pavement,
Elastica, The Jesus Lizard, Girls Against Boys ou, plus récemment
Franz Ferdinand) et une moyenne de sept sorties par an (en gros : un album,
deux singles, trois lives et deux compilations au minimum, sans compter
les rééditions, biographies, spoken words, etc), bref un
groupe dont il ne vaut mieux pas devenir fan si on est idiot, distrait
ou économe. Problèmes : 1/ vous êtes peut être
distraits et économes mais sûrement pas idiots, 2/ The Fall
est le meilleur groupe du monde. Et pas franchement besoin de dix écoutes
pour l'admettre, d'autant plus que Mark E. Smith vient de nous livrer
avec ce "Real New Fall LP" un des tous meilleurs albums du groupe.
Un son puissant, sale et anguleux qui renvoie aux grandes heures de "This
Nation's Saving Grace" (85) et "Bend Sinister" (86), une
tension plus pressante que jamais (que ceux qui pleurent encore The Jesus
Lizard se précipitent sur "Proteinprotection") qui n'empêche
cependant pas l'habituelle dose de fun (l'imparable "Theme From Sparta
F.C.") et les toujours discrets mais efficaces enrobages electro
devenus depuis quelques années une constante chez The Fall (le
magnifique morceau final "Recovery Kit"). Plus que hautement
recommendé, tout simplement essentiel !
[Jimmy]
>>
Voir aussi : Wire, Joy Division, Buzzcocks, Girls Against Boys, The Jesus
Lizard, Pavement, Sonic Youth
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SINCABESA
"s/t"
(4 titres - autoproduit)
Ce 4 titres est la première démo de ce trio bordelais dans
lequel on retrouve Philippe, qui avait auparavant officié à
la guitare au sein des trop rapidement disparus Enough et Nuer. Et waouh
! Le moins que l'on puisse dire, c'est que les choses sont déjà
très bien en place. Paresseusement, on pourrait dire que Sincabesa
se place quelque part entre Nuer et Enough. Car, en effet, le trio a pris
le parti d'une musique instrumentale que l'on pourrait qualifier de globalement
post-rock. Un post-rock à la rythmique solide qui met idéalement
en valeur cette jolie guitare, dont les arpèges délicats
rappellent le Karate des débuts sur "fatlover". Mais
ne vous-y trompez pas : il est fréquent d'entendre la guitare s'emporter
,la basse gronder tel un Don Caballero qui compliquerait moins les choses.
L'emo-pop mélancolique d'un Reiziger n'est parfois pas bien loin
non plus, comme sur "jenesaisplusfairelesdivisions". Ces 4 morceaux
démontrent en tout cas que Sincabesa est fin prêt pour l'album,
sur lequel l'utilisation d'une voix ici ou là permettrait peut-être
de donner encore plus d'ampleur à certains morceaux...
Une bien jolie carte de visite.
[Sullivan]
>>
Voir aussi : Reiziger, Karate, Don Caballero
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DANCE
DISASTER MOVEMENT "we are from nowhere"
(Dim Mak - 8 titres)
Ce groupe est en quelque sorte la version bordélique et anti-commerciale
de toute la vague post-punk qui a déferlé sur notre pays.
Les 4 premiers titres mettent merveilleusement en exergue les trois mots
qui composent leur nom. S'inscrivant typiquement dans la lignée
post-punk, les rythmiques s'appliquent à faire danser, dans cet
esprit disco-punk minimaliste ; et je peux vous assurer que la dissonance
et les hurlements du chanteur insiste bien sur le Disaster Movement qui
complète leur nom ! Le chant me rappelle d'ailleurs vaguement Guy
Picciotto de Fugazi, dans ce qu'il a de plus brut (époque Rites
of Spring par exemple), tandis que la musique se rapproche des Liars et
autres Ex Models… Si le mélange fait bien mal au crâne,
il est aussi particulièrement succulent ! Et si, comme eux, vous
êtes du genre à aimer vous jeter contre les murs et vous
frappez la tête par terre, alors ces 4 premiers titres devraient
vous titiller ! Malheureusement, les 4 titres suivants marquent un réel
virage. La folie baisse pour laisser place à quelque chose de plus
ambient et plus classique… toujours dans le revival 80's bien-sûr,
mais moins punk… plus new-wave… il y a toujours de très
bonnes choses mais cela me touche légèrement moins. C'est
plus propre, moins furieux, et quitte à en reprendre, je crois
que je préfère y aller franco, tête baissée
contre le mur le plus solide de la maison, bref une petite préférence
pour les 4 premiers titres…
[mg]
>>
Voir aussi : Liars, Ex Models, S Process, Happy Go Licky
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BANANAS
AT THE AUDIENCE "Staring at the surface"
(12 titres - BATA)
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaagrh, les bananes reviennent !!!! Plus longues
et plus mûres. Encore plus grosses et plus riches que lors de la
première attaque. L'invasion est jaune. Et elle va être synonyme
de soleil pour peu que vous daignez éplucher vos oreilles à
la musique de ces lyonnais. Si vous accompagnez la première bouchée
d'un bonne rasade de lait, vous obtiendrez immediatement un milkshake
banane des plus sauvages. Séance rodeo style wild rock dans la
bouche avec les excellents 'frenzy', 'spade' et 'surface'. Attention car
ensuite c'est bananes flambées avec les brulots 'R.B project' et
'white cloud'. Pour éteindre le feu, nous avons au menu deux titres
('black frogs' et 'the messiah') plus sirupeux mais très onctueux
au palet. Et aussi deux petites bananes exotico-bizarres mais totalement
free. Derrière cette prise de pouvoir fruitée, 6 types givrés
mais d'une passion et d'une fraicheur qui épatent et donnent la
banane. La musique incontrolable et compacte vous aplatit comme un régime
tombant du ciel. Alors que les guitares inspirées sont aussi tranchantes
qu'une paire de machettes. Le plus fou de tous : Julien, le chanteur qui
défend frénétiquement sa peau en portant chaque titre
vers quelque chose de vraiment émotionnel. Aux commandes un Fred
Norguet survitaminé. Une réussite donc dignement réalisée,
conçue et empaquetée par ces artisans maraîchers qui
savent qu'on est jamais mieux servi que par soi-même. Si vous pensez
que la viande est encore bonne pour vous, je vous conseille tout de suite
de changer de bol alimentaire. Mangez des bananes et allez les voir vivantes…
elles sont encore meilleures.
[chRisA]
>> Voir aussi : Jesus Lizard, Condense,
Loisirs
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SZ
"s/t"
(drunk dog + hinah - 7 titres)
Après avoir quitté le groupe tourangeau Natsat dont il était
guitariste / bassiste, Franck Litzler s'est lancé dans un projet
solo, sous le nom de SZ. Et comme ses anciens amis de Natsat, le personnage,
exilé à Grenoble, se plonge corps et âme dans un post-rock
calme et sublime. Le mot est lâché, sublime. Car Franck s'en
sort merveilleusement avec des mélodies envoûtantes basées
principalement sur une guitare acoustique du plus bel effet qu'il agrémente
de divers samples discrets et de rythmiques travaillées. On retrouve
d'ailleurs son ex-collègue (et frère) Damien Litzler (batteur
de Natsat) sur les titres plus récents. Et quand on voit les labels
qui ont misé sur cette musique intimiste, soit Drunk Dogs (2002)
et Hinah (2003), les amateurs ne peuvent que comprendre le gage de qualité
que cela implique. Parfois, la sensibilité du monsieur me rappelle
celle d'Imagho sur "nocturnes", même si l'approche reste
différente… Sur "Small crash heroe" on reconnaît
le passé noise de Franck, qui se permet l'utilisation de distorsion… le
résultat est tout aussi réussi mais moins touchant, à
mon avis, que le travail intimiste plus adapté à son approche
acoustique. Bref, SZ risque de continuer d'évoluer dans une sphère
spécialisée encore longtemps, mais ces mélodies d'une
délicatesse incroyable mériterait bien plus que ça.
Si beauté, douceur, émotion, intimisme et profondeur sont
des mots qui vous parlent en matière de musique, je ne peux que
vous conseiller de vous pencher sur SZ.
[mg]
>>
Voir aussi : Imagho "nocturnes"
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CHALLENGER"Give
People What They Want In Lethal Doses"
(10 titres - Jade Tree)
Que font Dave Laney et Al Burian en vacances de Milemarker ? C'est tout
simple : ils se changent les idées en jouant dans Challenger !
Ce nouveau projet, s'il est plus accessible et moins torturé que
Milemarker, n'en reste pas moins dans une veine très punk-rock…
les chiens ne font pas de chats… Mais le ton de l'ensemble est différent.
Nos deux compères ont eu visiblement envie de revenir aux sources,
en écrivant des morceaux rapides et plus concis (souvent autour
de 3 minutes), aux structures plus simples, et que l'écoute de
Hüsker Dü et The Minutemen a visiblement influencé. Cela
donne une sorte de Samiam joué pied au plancher façon Milemarker
! Car si les mélodies et les émotions sont présentes,
on retrouve tout de même ces guitares rugueuses aux riffs parfois
alambiqués plus proches de la noise ou du hardcore que du punk-rock
ainsi que les vocaux de nos deux hommes, reconnaissables entre mille,
qui crient, invectivent, caressent, se répondent… Sans fioritures
ni concessions et montrant son mépris du lisse, cet album ne peut
laisser indifférent.
[sullivan]
>>
Voir aussi : Hüsker Dü, Milemarker, Samiam
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MIDLAKE
"Milkmaid Grand Army Ep"
(autoproduit)
Sorti en 2002 cet Ep, et donc sa chronique, pourraient faire office de
teaser tellement la sortie du premier album de ces texans est imminente.
Découvert lors d'un concert, le quartet m'a tout de suite plus
pour la douceur mélancolique et la beauté mélodique
de ses compositions. Derrière une rythmique assez simpliste, les
claviers supplantent littéralement les guitares et constituent
la trame musicale d'un groupe fortement influencé par Radiohead
(chant et keyboards) et Grandaddy. A cette musique plutôt moderne,
le groupe injecte aussi des sonorités seventies et eighties qui
donnent à leur pop rock profondement bien écrite un petit
côté Beatles. Même si la formation semble avoir enterré
ce 7 titres pour évoluer vers un son plus proche de ses souhaits
originels, ce cd, certainement difficile à trouver en Europe, affiche
un potentiel très excitant et touchant. La prochaine étape
s'intitule 'Bamnan and Slivercork'. L'album est prévu pour la fin
mars sur V2 et pourrait bien constituer une belle découverte. Apres
une tournée en Espagne et une apparition au Festival des Inrocks,
on peut compter sur le groupe pour assurer cette année une promo
toute européenne. A surveiller…
[chRisA]
>>
Voir aussi : radiohead, grandaddy
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LALI
PUNA "Faking the books"
(11 titres - Morr Music/ La Baleine)
On sait depuis longtemps qu'il se passe de très bonnes choses en
Allemagne, que les scènes électro et rock sont très
actives et qu'elles font souvent bon ménage. Adoré par Radiohead,
remixé par Two Lone Swordsmen et ré-arrangé par Bomb
The Bass, Lali Puna fait partie de ces groupes qui ont vraiment la côte.
Avec ce troisieme album, Faking the Books s'inscrit directement entre
l'électro pop rock de The Notwist (la présence de Markus
Acher n'y est pas étrangère) et l'électro experimental
de Tarwater. A la fois minimaliste et rigoureusement arty, les onzes morceaux
proposent un mélange plutôt réussi entre vieux synthés,
bidouillages, batterie et cordes. L'équilibre parfaitement mélodique
invite à une lecture agréable mais jamais transcendante.
Plutôt lisses, les compositions sont un peu à l'image de
la voix impassible et non chalante de Valérie Trebeljahr qui souffle
plus le froid que le chaud. Puisque cette voix est l'épine dorsale
de ces chansons catchy, on la souhaiterait plus émouvante et avec
plus de relief. En tutoyant très souvent l'univers faussement mélancolique
de The Notwist, Lali Puna ne se révèle pas aussi touchant
que leurs cousins germains. Cet album n'en demeure pas moins une production
intéressante et plaisante… le léger probleme c'est
qu'on reste un peu sur sa faim.
[chRisA]
>> Voir
aussi : the Notwist, Tarwater
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I
LOVE YOU BUT I'VE CHOSEN DARKNESS "EP"
(Emperor Jones - 5 titres)
Il aura suffi d'une paire de chroniques citant à propos de ce groupe
(qui, non content d'avoir le nom le plus classe qu'on aie entendu depuis
des lustres, compte également en son sein deux ex-Windsor For The
Derby) les noms de Factory et Martin Hannett pour que je me rue immédiatement
sur ce premier EP. Si l'écoute du premier des cinq titres ("We're
Still The Weaker Sex") a de quoi laisser perplexe (un morceau indie-pop
très quelconque qui, malgré une ligne de basse aux accents
new wave, ne provoquera que l'indifference la plus totale), la suite s'avère
nettement plus interessante. "The Less You See", s'il garde
encore un moment ce coté indie franchement pas inspiré,
s'aventure rapidement dans des ambiances plus froides rapellant immanquablement
le son Factory (celui des tous premiers New Order et de Section 25 notamment),
pour y plonger complètement dès les troisième ("I
Want To Die In The Hot Summer", excellent titre épico-hypnotique,
plus proche par moments d'Echo & The Bunnymen) et quatrième
("When You Go Out", au rythme plus dansant, avec un son impeccable,
très sec et froid) titres. Le EP se termine sur un morceau plus
anodin ("Your Worst Is The Best"), broutille post rock contemplative
en pilotage automatique. L'enthousiasme retombé et un brin mis
à mal (deux morceaux et demi sur cinq, la note reste cruellement
moyenne), on aura cependant du mal à déconseiller ce disque
qui, s'il est loin d'être parfait, laisse nourir les meilleurs espoirs
pour l'album à venir. Et puis avec un nom pareil, comment voulez-vous
les détester ?
[jimmy]
>> Voir
aussi : New Order (periode "Movement"), Section 25, Echo &
The Bunnymen, Interpol
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THE
SPECIAL GOODNESS "land, air, sea"
(Epitaph - 12 titres)
Parti du cerveau de Pat Wilson, batteur de Weezer, ce projet semble devenir
un réel groupe centré autour de Pat et Atom Willard de Rocket
from the Crypt. C'est sûr, le line-up ne devrait pas trop les desservir.
Du coup, c'est plutôt curieux que j'enfourne ce CD (sorti à
l'époque sur leur propre label et ressorti aujourd'hui par Epitaph)
dans ma platine. Et dès le premier morceau, on comprends que si
Pat Wilson voulait sortir de Weezer, ce n'était certainement pas
parce que les choix musicaux du groupe ne lui convenait plus, car le bougre
reproduit beaucoup de mimiques de Weezer sur cet album. Il s'inspire plus
que largement du chant de ses confrères d'ailleurs ! Je crois surtout
qu'il voulait posséder son groupe en tant que guitariste chanteur
(le syndrome Dave grohl ?) ! Le résultat n'est donc pas désagréable
du tout… Du bon Weezer, bien remonté, pas encore au niveau
du premier album, mais sans l'aspect mou de certains titres. Bonnes mélodies,
bonnes guitares bien noisy, gros son, beau chant, les 12 titres s'enchaînent
facilement mais sans passion. Pour ce qui est de l'aspect Rocket from
the Crypt, Atom Willard n'est pas John Reis (tête pensante de Rocket),
et sa touche ne change pas trop la donne. Du coup, cet album déverse
son lot de bonne power pop musclée, sans accrocs mais sans vraiment
d'originalité. C'est du bon, du solide, du qui s'écoute
bien en voiture ou à la radio, et parfois même plus, mais
ce n'est certainement pas le disque de l'année (malgré quelques
très bons titres)… A vous de voir.
[mg]
>> Voir
aussi : Weezer, Nada Surf, Guided By Voices
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