SUR LA
PLATINE
[mg]
STNNNG
smoke of my will
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live 1993-2008
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one less heartless to fear
THE EX
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JELLO BIAFFRA AND THE…
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THE EVENS
st
MOGWAÏ
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YOU WILL NEVER APPEAR ON TV
WITH SUCH A FACE
One of these days…
recap / dangerous at drive
Ecouter cet album de Never on TV (oubliez le nom complet, personne ne les appelle ainsi), c'est renouer avec une vision du punk rock typique des années 90, et surtout typique de groupe comme Fugazi (style excellent mais souvent casse-gueule)… un punk rock basé sur l'émotionnel, la rancœur et les mélodies… Pas étonnant quand on sait que l'histoire remonte au début des années 2000, quand Vanilla (les Cantonna de l'émocore français pour ceux qui seraient trop jeunes) cherchaient à se renouveler. Cela donnera donc Never On TV qui se stabilise définitivement avec le line-up actuel (3 ex-Vanilla, 1 ex-Seanews et 1 Brume Retina). Après s'être cherché quelque temps (voir la chronique de leur maxi), le groupe, et il le prouve ici, a enfin trouvé une place digne de son rang. C'est ainsi qu'on se laisse séduire par les nombreuses mélodies de ce premier album, et ce malgré un son de batterie déconcertant, auquel il faudra s'habituer. Mais s'il est une force de ces parisiens, c'est bien de pondre des lignes (de chant ou de guitares) qui vous restent dans le crâne (perso, ça fait trois jours). Et de ce côté là, c'est un autre groupe des 90's qui me vient à l'esprit : Sixpack (sur "The Game" par exemple). Car c'est bien le genre d'album que ce groupe stéphanois aurait pu pondre en 2010 s'il existait encore. Mais c'est une autre histoire. Du côté de Never on TV, les discussions entre les deux guitares retiennent l'attention, tour à tour séduisantes ou agressives. La batterie n'est pas en reste, pleine de finesse. Cependant, on tombe trop régulièrement sur des bavardages de fin de morceaux, ces parties instrumentales qui s'étirent sans nécessité. C'est dommage, surtout au vu des mélodies tubesques que le groupe pond.
Avec "Prisonner", sans doute l'un des tubes de ce disque, on peut voir l'évolution depuis le premier maxi (sur lequel on retrouvait déjà ce titre). Le ton s'est durcit, le punk émotionnel a bouffer les réminiscences plus radios… le chant, quand il pousse un peu, se rapproche dorénavant de Guy Picciotto, et les explosions ne se retiennent plus. L'ensemble est plus cohérent. Le savoir-faire des membres est bel et bien de retour. Et comme pour montrer que l'épisode du gentil garçon appartient au passé, le groupe finit même avec un riff des plus efficaces (Refused est dans la place) pour une baston générale bien bordélique ("Black List"). Et comme pour tous les groupes "émo", c'est bien évidemment quand ils se lâchent que nous apprécions le plus.
[mg]
+ voir aussi : Seanews, Vanilla, Sixpack, Fugazi
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