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NOUVELLE
VAGUE
NV3
(the perfect kiss)
Vous avez certainement
déjà entendu parler du concept de Nouvelle Vague (Mathieu avait
d’ailleurs chroniqué leur second album dans ces mêmes colonnes) :
reprendre des tubes punk/new wave (nouvelle vague en anglais) des années
80 dans des versions Bossa Nova (nouvelle vague en portugais). Le but ?
Dégraisser les morceaux de tout superflu pour révéler
la qualité d’écriture derrière. Et ça a
très bien marché sur les premiers opus (le second s’ouvrant
aussi à d’autres influences, reggae ou blues notamment) avec
quelques morceaux vraiment très réussis comme la reprise, superbe
d’émotion et pourtant dépouillée (un accordéon,
une voix fragile et mélancolique et quelques percus Calypsos sur la
fin) du “Fade to Grey” de Visage.
Pour ce troisième et normalement dernier album de la série,
Marc Collin et Olivier Lebaux ont réutilisé les mêmes
recettes tout en ajoutant un nouvel ingrédient : inviter les chanteurs
des groupes à venir mettre leurs voix sur les reprises. Histoire de
boucler la boucle en beauté. Pourtant, malgré la présence
de Martin Gore (Depeche Mode), Ian Mac Cullough (Echo and The Bunnymen) ou
Barry Adamson (Magazine), “NV3” enthousiasme moins. La faute à
un choix de morceaux moins inspiré. Et à des transpositions
plus prévisibles. 2 ou 3 morceaux (le “So Lonely” de Police
ou le “God Save the Queen” des Sex Pistols) tirent leur épingle
du jeu mais la plupart des autres titres de l’album ont du mal à
n’être autre chose que des curiosités sympas (Un “Ca
plane pour moi” façon ska par exemple). Reste le plaisir de découvrir
(et faire découvrir) des versions parfois incongrues de tubes de Simple
Minds, Soft Cell ou Talking Heads.
[sullivan]
+ voir aussi : “Down to the Bone” de Sylvain Chauveau
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