SUR LA
PLATINE
[mg]
PAPIER
TIGRE
the beginning and end of now
DES ARK
Loose Lips Sink Ships
DIE
PRINCESS DIE
lions eat lions deluxe
JOY DIVISION
Unknown Pleasures
SHUB
the snake, the goose and the ladder
[chris]
HITCH
clair.obscur
NFL3
ride on a brand new time
BON IVER
blood bank
L'HOMME PUMA
on remplace les yeux cassés
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
EARTH
the bees made honey
[sullivan]
ERRORS
It’s not something but it’s like whatever
DE ROSA
Prevention
ALL THE SAINTS
Fire on corridor X
WIRE
Chairs missing
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
ZARBOTH
zarboth
(head records / discorporate)
Derrière un nom
nous qui pourrait être emprunté au seigneur des anneaux (ou à
un groupe hongrois?) se cache un duo formé par le batteur de We Insist!
et le guitariste Phil Reptil (La théorie du Reptile). On passe la pochette
d'un goût douteux pour se plonger dans le vif du sujet. On connaissait
le savoir-faire technique des gars, mais, dans ce projet, les deux spécialistes
semblent décider à se lâcher. On est là pour transpirer,
pas pour jouer les virtuoses. Tant mieux ! La guitare sept cordes couvre un
spectre large, donnant régulièrement l'impression d'entendre
une basse saturée, tandis que la batterie injecte une énergie
démoniaque. Et si le duo cite les principaux labels barrés de
la planète (Ipecac, Tzadik ou Skin Graft), c'est bien du côté
des quelques groupes abusivement qualifiés de jazz-core qu'on se tourne.
Ayant définitivement l'impression d'entendre un basse-batterie, c'est
le souvenir des Belly Button et de Nomeansno qui reviennent régulièrement
à l'esprit. Nomeansno au niveau des chants, et Belly Button pour l'énergie
débridée. Rien d'encombrant donc, mais de belles références
tout de même. Zarboth titille tour à tour, et dans le désordre
le plus complet, le punk, le metal ou la noise, n'hésitant pas à
injecter un certain lyrisme ici ou là… pourtant, malgré
les nombreuses escapades, les compos ne se perdent pas en détours pompeux.
Le groupe avance droit devant, avec une énergie bien punk dont le son
gras et bruyant rend toute la désinvolture. Ça sent la sueur
et le poil par ici… bien plus que l'odeur aseptisée de la boite
de jazz (© Michel Jonasz) ! Pendant tout juste 30 minutes, les deux protagonistes,
bien qu'habitués aux musiques barrées, évitent les acrobaties
trop aventureuses et donnent vie à un monstre particulièrement
humain, et définitivement rock. Une bonne surprise en somme.
[mg]
+++ voir aussi : Nomeansno, Belly Button, Victims Family
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