SUR LA
PLATINE
[mg]
PAPIER
TIGRE
the beginning and end of now
SHUB
the snake, the goose and the ladder
FRUSTRATION
relax
DIE
PRINCESS DIE
lions eat lions deluxe
OXBOW
the narcotic story
SCHONWALD
Amplified Nature
[chris]
PAPIER TIGRE
the beginning and end of now
FOALS
antidote
BON IVER
for emma, forever ago
THESE ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
MOGWAÏ
the hawk is howling
[sullivan]
ERRORS
It’s not something but it’s like whatever
DE ROSA
Prevention
ALL THE SAINTS
Fire on corridor X
WIRE
Chairs missing
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
BLACK
LIPS
200 million thousand
(vice)
Il faut l'avouer, j'avais
complètement craqué sur leur précédent album,
"good bad not evil", et son garage
pop simpliste… Les Black Lips n'ont jamais rien eu d'extraordinaire,
leur musique est simple, directe ; leur humour est potache ; et leur comportement
vaguement branleur. Mais les quatre possèdent un aspect loufoque qui
touche. Derrière leur attitude nonchalante, les mauvais garçons
en vogue vous pondaient de petites perles mélodiques, corrosives et
énergiques à souhait. On y percevait même une petite touche
psychédélique parfaite. La folie créative des sixties
n'était pas loin.
Malheureusement, on sentait l'alchimie ne tenir qu'à un fil. Et pour
ce 200 million thousand, le fil semble avoir cédé.
On retrouve bien la plupart des ingrédients utilisés par le
quatuor sur son précédent album, mais la sauce prend moins (et
le son se veut plus cheap). Les tubes ont du mal à se faire une place.
On retiendra bien quelques titres comme l'irrésistible "Drugs"
ou "Short Fuse", mais en général, on attendait une
énergie plus débridée, et des idées plus marquantes.
Ce nouvel album donne irrémédiablement l'impression d'avoir
été pondu trop vite. Et ce qui aurait pu engendrer une spontanéité
garage-punk bienvenue, se perd souvent dans des compos fumantes…
Dommage car certaines guitares fuzz nous font encore de l'œil par moments,
et on aimerait se jeter à nouveau dans une dance démoniaque…
mais les Black Lips n'ont pas réussi à pousser leurs idées
assez loin ce coup-ci. Et ce n'est pas leur nouveaux essais (l'acceptable
Old Man qui joue sur les terres du Velvet Underground, ou le laborieux Drop
i Hold qui titille le phrasé rap), qui changeront la donne (oublions
par la même occasion les "bip" désespérants
de I Saw God). Dommage (encore) car on sent qu'avec un peu plus de travail
(un mot qui s'accorde mal avec les Black Lips), ce nouvel album aurait pu
s'inscrire dans la lignée réussie de leurs précédentes
productions.
[mg]
+++ voir aussi : Creation, Leaves, Kinks, Brian Jonestown Massacre, 13th floor elevator, Beatles
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