SUR
LA
PLATINE
[mg]
PUTIFERIO
ate ate ate
MELT
BANANA
bambi's dilemma
BELLAFEA
cavalcade
BLACK
LIPS
good bad not evil
FUGAZI
In on the Kill Taker
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
[chris]
PAPIER TIGRE
the beginning and end of now
DIE ! DIE ! DIE !
promises, promises
TV ON THE RADIO
dear science
THESE ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
VOLCANO !
paperwork
[sullivan]
MATT
ELLIOTT
Howling Songs
MOGWAÏ
The Hawk is Howling
ROCKET FROM THE CRYPT
R.I.P.
AUCAN
s/t
THE NOTWIST
The Devil, you and me
GRAILS
doomsdayer's holiday
(tempory residence)
Ceux qui lisent régulièrement
Positive Rage savent combien les groupes metal et les néo-progressistes
pillant maladroitement les années 70 peuvent me gonfler… Et bien
"Doomsdayer's Holiday" pourrait bien être l'album qui me fasse
réviser mon jugement. Car Grails possède tout ce qui me fait
fuir chez les autres : de cette culture metal, aux délires cosmiques.
Et pourtant, les quatre hippies nous pondent là un album réussi,
qui arrive à me causer… C'est ce qu'on doit appeler le talent
! On n'est pas loin de la catastrophe, et pourtant, chez eux, les ambiances
sombres vous enveloppent sans devenir ennuyeuses, les riffs de guitares jouent
leur rôle sans overdose, et les influences orientales apportent une
couleur inspirée aux compositions… Mêmes les grandes envolées
pompeuses, nombreuses, deviennent digestes. On a envie de se prendre au jeu,
de lever notre glaive et de partir à la conquête des fantômes
! Car les quatre n'y vont pas de main morte. Ça tripe sévère,
entre fresque épique et fumée de cannabis… Pas besoin
de naître allemand pour jouer les Amon Düül ! Le mauvais goût
n'est jamais bien loin, mais que voulez-vous, Grails possède suffisamment
de dextérité pour nous faire adhérer à leur trip
et leurs excès… quand les autres pompent sans comprendre l'essence
des groupes krautrock, eux nous donnent l'impression de revivre les expériences
des seventies (voir des sixties). On se croirait à Pompéi pour
le concert filmé de Pink Floyd… dans les parties ambiantes c'en
est même plus que flagrant. À d'autres moments, c'est aux enregistrements
d'Amon Düül II qu'on touche. Bon, la fin de l'album (Acid Rain),
bien mièvre (même si Pink Floyd aurait pu l'écrire), aura
tendance à nous achever, mais l'exploit de me faire apprécier
un tel disque sorti après 1975 est si rare que j'ai envie de ne pas
leur en tenir rigueur… En plus, cette fin, au demeurant assez jolie,
finit assez adroitement l'album… Et si je me laissais pousser les cheveux
moi !
[mg]
+++ voir aussi : Amon Düll 2, Pink Floyd, Tortoise
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