SUR
LA
PLATINE
[mg]
CLOCKCLEANER
babylon rules
OREN BLOEDOW
& JENNIFER CHARLES
La Mar Enfortunal
DEAD ELEPHANT
lowest shared descent
DEERHOOF
Milkman
OXBOW
The Narcotic Story
31KNOTS
the days and nights of…
JESUS LIZARD
shot
[chris]
RADIOHEAD
in rainbow
THE BATTLE OF LAND AND SEA
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TWELVE HOUR TURN
perfect progress…
31KNOTS
the days and nights of…
HARAM
drescher
EDDIE
VEDDER
into the wild
[sullivan]
KATAMINE
Lag
THE EDITORS
An End Has a Start
BILLY TALENT
II
ENON
Grass Geysers.Carbon Clouds
LOW
Drums and Guns
KIM NOVAK
Luck and Accident
PINBACK
Autumn of the Seraphs
WAREHOUSE
escape plan foiled
(darenne)
Warehouse 99 project,
trio franco-gallois installé à Paris, devient donc Warehouse
pour cet album, dont la pochette est dessinée par Tanxxx (c'est une
mode ou quoi). Après les avoir vus sur scène, c'est pour moi
la découverte de leur potentiel en studio, vu que je suis passé
à côté de leurs précédents méfaits
discographiques. Dès le début, on sent que le son est produit,
très produit, à la limite du lisse. Lionel Darenne, qui sort
ce disque sur son propre égo-label (Darenne records), n'y a pas été
par le dos de la cuillère. La production accentue du coup obligatoirement
la touche radio, presque pop, avec laquelle le groupe flirte. Pourtant, dès
le premier morceau, la guitare renvoie du couplet directement à Fugazi,
tandis que la suite s'évertue à s'inscrire dans une tradition
post-punk assez agréable. Car le groupe sait composer de bonnes chansons,
à la fois accessibles, et pourtant bourrées de références
plus pointues. On sent ici la noise de Chicago (assagie), l'esprit de Fugazi
(dilué), les délires de Nomeansno (allégés), ou
le blues de Jon Spencer et Boss Hog (nettoyé). Des références
qui font plaisir à l'oreille. Pourtant, avec toutes ces références,
Warehouse passe à côté de quelque chose avec cet album.
Les onze titres tiennent parfaitement la route (avec quelques plans excellents),
mais manquent parfois d'un peu de sueur, ou d'engagement. Malgré une
approche assez pointue, le résultat nage souvent en plein consensus…
ce qui risque d'en déstabiliser plus d'un. Malgré un savoir-faire
certain, l'alternance des codes noise et des apparats plus mainstream nous
perd parfois. Alors, est-ce dû à la production ou à certains
tiques de composition ? Je ne sais pas. Une chose est sûre, quand le
groupe culmine, nous avons le droit à d'excellents morceaux, avec des
plans de guitares ingénieux, des basses post-punk, et un chant intéressant
(désolé, je ne suis pas fan de la batterie). Mais on attend
d'un tel groupe qu'il radicalise ses choix, s'orientant définitivement
vers une musique plus accessible (The Kills, Roxy Music ou autres font de
bons exemples) ou à contrario, vers un noise-rock sans minauderies.
[mg]
+++ Voir aussi : Fugazi, Sonic Youth, Jon Spencer Blues Explosion, Boss Hog
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