Genetiks
[2]
Marazano/Ponzio
futuropolis
Dans un futur proche.
Thomas Hale travaille pour Genetiks, un puissant groupe pharmaceutique qui
a demandé à ses employés de symboliquement faire don
de l’une de leurs cellules pour créer une banque universelle.
Un jour, ses supérieurs lui apprennent que la société
vient de réussir à déchiffrer l’intégralité
d’un génome humain et ce à partir de sa cellule !
Pour protéger leur découverte et approfondir leurs recherches
au cœur même du secret de la vie, Genetiks demande à Thomas
de signer un contrat liant son corps à la société. Excité
par les perspectives exposées par les chercheurs, le jeune homme accepte.
Avant de se rendre rapidement compte qu’il vient de mettre le doigt
dans un engrenage qui le dépasse…
Immortalité, clonage humain, bioéthique, mystère de la
vie : voilà les thèmes qui se trouvent au cœur de
cette série. Des thèmes assez récurrents dans les œuvres
de science-fiction mais que “Genetiks” reprend à son compte
avec réussite. La bonne idée de ce thriller d’anticipation
inspiré ? Planter l’intrigue dans un futur très proche.
Si proche qu’il pourrait être le nôtre !
Tout concourt en effet à donner à cette série l’apparence
du réel. A commencer par le travail de documentation très précis
sur lequel le scénario très accrocheur et hyper crédible
de Marazano est basé. Et aussi le dessin “photographique”
de Ponzio, dont le traitement par informatique lui confère un réalisme
froid qui renforce encore le côté glaçant du propos.
Mais ce scénario fonctionne bien sûr d’autant mieux que
l’on sait ce dont sont capables les grands groupes pharmaceutiques,
notamment depuis la révélation de leurs expériences menées
sur des cobayes humains en Afrique (pour vous rafraîchir la mémoire,
vous pouvez lire ou relire “La constance du jardinier” de Le Carré)
et l’Homme en général.
Un thriller percutant et manipulateur (il entremêle habilement illusion
et réel pour tenir le lecteur en haleine jusqu’au troisième
et dernier tome) en forme de mise en garde.
[sullivan]