Les
tribulations du choucas. 2.
La brousse ou la vie
Lax
dupuis
Le choucas, c’est
comme un vieux copain. Il arrive qu’on le perde de vue quelque temps
mais on sait qu’on le retrouvera de toutes façons avec plaisir
un peu plus tard et qu’il n’aura pas changé. Il aura toujours
ce penchant pour le Picon-bière, les calembours faciles et le roman
noir, cette volonté d’aider la veuve et l’orphelin et ce
refus du cynisme ultralibéral et de l’injustice.
Après le Népal, notre privé vétéran préféré
prend cette fois le chemin de l’Afrique. En effet, quand il apprend
de la bouche de ses parents adoptifs que Benoît a fugué à
la suite d’un contrôle d’identité un peu trop musclé
de notre police nationale, le choucas n’hésite pas une seconde
à accepter l’affaire et donc à s’envoler pour le
Mali, le pays d’origine de Benoît, où celui-ci, rejeté
par la France et ses institutions, se serait réfugié. Entre
mafia locale et néocolonialistes véreux, notre homme mettra
un peu de temps à s’acclimater mais il pourra compter sur le
fidèle Gabin ainsi que sur Chester, fan local de série noire,
pour tirer cette affaire au clair.
On l’aime bien ce anti héros. On le trouve attachant avec ses
maladresses, sa désinvolture et son côté aventurier amateur.
On apprécie surtout ses prises de position humanistes et ses coups
de gueule contre les dérives répressives et liberticides de
notre société. Et même si le scénario de l’un
de ses tomes est un peu trop démonstratif, comme ici, on lui pardonne
volontiers à notre choucas. Car c’est pour la bonne cause.
[sullivan]