Cellule
poison 3. La main dans le sac
Astier
dargaud
Infiltrés dans
les milieux de la prostitution afin de démanteler les réseaux
des proxénètes, Zoran et Claire, agents de la cellule européenne
Poison, se trouvent à Tirana pour acheter des filles à Zani
Selime, mafieux albanais. Alors qu’ils sont en train de négocier
dans la boîte du mac, Zoran aperçoit sa sœur occupée
à servir des clients. Elle avait été enlevée 6
ans auparavant au Kosovo par Zani et sa bande qui se faisaient alors passer
pour des membres de l’UCK (Armée de Libération du Kosovo)…
Cette mission en Albanie est l’occasion pour Laurent Astier d’ouvrir
une parenthèse dans l’intrigue principale et de laisser un peu
souffler Claire. Poursuivant les constants va-et-vient entre passé
et présent, il met cette fois un coup de projecteur sur les vies de
Zoran et de sa sœur d’une part, mais aussi sur celles de Zani et
Nusret afin de mettre à jour les mécanismes qui font que 2 petites
frappes sans envergure deviennent des salauds violents capables de priver
des femmes de leur liberté pour s’enrichir grâce à
leurs corps.
Si le thème de “Cellule Poison” éveille de lui-même
l’intérêt, ce thriller utilise toutes les ficelles du genre
pour rendre le lecteur accro : narration rythmée, trait nerveux
influencé par le manga, fréquents flash-backs et alternance
d’aplats de couleurs vives. Difficile dans ces conditions de résister,
d’autant qu’avec ce tome 3, la série n’est plus seulement
efficace. Elle gagne également en épaisseur.
[sullivan]